Une bonne hygiène des oreilles permet d’éviter des inflammations douloureuses. Si un nettoyage quotidien n’est pas souhaitable, un entretien régulier est recommandé, à ajuster de cas en cas. 

Quand faut-il nettoyer les oreilles de son chien? 

D’une fois par semaine à quasiment jamais, il n’existe pas de règle générale concernant le nettoyage des oreilles. L’inspection de celles-ci doit cependant être régulière. L’anatomie spécifique du conduit auditif canin, long et coudé, ne facilite en effet pas une bonne aération. Certains sujets sont en outre particulièrement prédisposés au développement d’otites externes. Les oreilles tombantes, une pilosité abondante à la base de l’oreille, un conduit auditif étroit ou un état allergique sont ainsi propices à l’accumulation de cérumen et/ou aux inflammations. Cocker, sharpeï et labrador, entre autres, nécessitent donc une attention accrue. 

«La fréquence de nettoyage des oreilles doit être adaptée à chaque animal, observe Christine De Conto, vétérinaire à Gland (VD). Si elles sont propres et de couleur rosée, les nettoyer systématiquement n’est pas recommandé, et peut même être contreproductif.» À noter que dans certains cas, il peut être nécessaire d’épiler les poils à l’intérieur de l’oreille. Afin d’éviter des irritations, il est important d’utiliser une lotion auriculaire spécifique pour chien. De nombreux produits, avec des propriétés différentes, sont disponibles sur le marché. Certains sont de simples nettoyants physiologiques, à utiliser pour les soins réguliers, d’autres permettent de dissoudre le cérumen produit de manière excessive. Pour nettoyer l’oreille, on déverse quelques gouttes de la lotion dans le conduit auditif. On masse ensuite doucement la base de l’oreille pour dissoudre les impuretés, avant d’essuyer l’intérieur du pavillon. Pour que l’opération se déroule sans stress inutile, il est important d’habituer le chiot dès son jeune âge. L’usage de coton-tige est à proscrire, car il risquerait de créer un bouchon en enfonçant les impuretés au fond du conduit auditif. Au-delà des soins d’hygiène classiques, d’importants dépôts brunâtres dans le pavillon ou une odeur inhabituelle doivent alerter le propriétaire. Idem si le chien secoue fréquemment la tête ou se gratte une oreille de manière excessive. «Un examen réalisé par un vétérinaire permet de poser un diagnostic et d’appliquer ensuite le traitement adapté, note la spécialiste. Des produits, délivrés uniquement par le vétérinaire, permettent de lutter spécifiquement contre une infection bactérienne, fongique ou à levures. À noter qu’un épillet – soit l’extrémité d’une graminée – peut également être la source de gênes.» 

Et le chat ?

Leurs pavillons dressés les prédisposent moins aux otites externes que les chiens, bien qu’ils puissent aussi être concernés. En revanche, les chatons qui vont à l’extérieur sont fréquemment atteints par la gale auriculaire. Cette maladie parasitaire est causée par un acarien qui se loge dans les oreilles, provoquant de fortes démangeaisons et une inflammation. Contagieuse, elle peut aussi toucher des adultes. Un traitement spécifique permet de lutter efficacement contre ce parasite. 


Véronique Curchod