Comme tout être vivant, le cheval a des besoins importants en eau. Contenu dans le sang de l’animal, le liquide représente environ 10% de la masse corporelle de notre équidé. Un cheval moyen de 500 kilos a près de 50 litres de sang qui circulent dans son organisme. Ainsi, il peut boire de 20 à 40 litres d’eau par jour, parfois plus, selon ses besoins et son mode de vie. Il est donc essentiel de garantir une bonne hydratation à son cheval, de façon à préserver sa santé et son bien-être.

L’importance d’une bonne hydratation chez le cheval

La consommation d’eau va varier d’un cheval à l’autre. Leur taille, poids ou leur activités physiques vont nuancer leurs besoins. Un cheval au pré par exemple, qui broute de l'herbe gorgée d’eau toute la journée, sera naturellement plus hydraté qu’un cheval au box. L’eau est nécessaire à la santé du cheval. Elle garantit le bon fonctionnement de son organisme.

Dans un premier temps, l’eau est indispensable à la digestion du cheval. Elle participe activement au transport des aliments dans son tube digestif. Elle facilite également les échanges d’éléments nutritifs entre les cellules. Tout comme chez l’être humain, une bonne hydratation contribue au drainage de l’organisme. Les déchets passent ainsi facilement dans les urines et les crottins du cheval.

Ensuite, l’eau a un rôle essentiel de thermorégulateur. Le cheval, comme tous les mammifères est capable de réguler sa température intérieure, afin de s’adapter à son environnement extérieur. Par exemple, un cheval sportif peut facilement transpirer 15 à 20 litres d’eau en une heure d’effort. Transpirer lui permet de refroidir son corps. Il est donc essentiel d’avoir un apport suffisant en eau pour satisfaire cette thermorégulation.

Les risques liés à la déshydratation du cheval

Un cheval déshydraté est un cheval à risques. Il adopte alors un comportement particulier, soit extrêmement nerveux, ou bien très abattu. Son souffle s'accélère, et son coeur bat plus vite. Si nous connaissons bien notre équidé, ce genre de comportement doit nous mettre la puce à l’oreille. Il existe un geste simple pour vérifier que le cheval est en état de déshydratation. Il suffit de pincer et tirer la peau au niveau de l’encolure. Si la peau garde le pli et tarde à reprendre sa place, c’est un signe de déshydratation.

Un cheval déshydraté peut souffrir d’hyperthermie ou de “coup de chaleur”, appelés aussi myosite. On parle de myosite lorsque le cheval n’a plus assez d’eau dans le corps pour transpirer. Dès lors, sa température intérieure va augmenter, ce qui peut lui être fatal. Attention donc aux compétitions en plein mois d’août, aux transports sous grosses chaleur, etc… Si le cheval manifeste les signes d’un coups de chaleur, il est important de contacter son vétérinaire dans les plus brefs délais.
La déshydratation peut également entraîner des coliques chez l’animal.

Surveiller l’eau donnée à son cheval

Les chevaux au box peuvent généralement s’abreuver grâce à un abreuvoir automatique. Il convient de vérifier régulièrement la qualité de l’eau et que l’abreuvoir est propre et fonctionne correctement. Un nettoyage régulier est indispensable.

Les chevaux au pré ont accès la plupart du temps à des bacs en zinc ou en polypropylène. Ces points d’eau doivent être faciles d’accès et propres. Une vigilance particulière est à adopter en hiver, lorsque l’eau gèle. Placer un ballon ou un bout de bois dans le bac peut limiter la formation du gel.

Vous l’aurez compris, pour être en pleine santé, votre cheval doit avoir accès à une eau fraîche et propre, de façon permanente. Certaines périodes ou conditions sont plus favorables que d’autres à la déshydratation du cheval. A vous de mieux le connaître et d’anticiper au mieux ces périodes.