Le Jurassien Alan Braichet a pris sous son aile une vingtaine d’oiseaux exotiques, installés dans son appartement et sur son lieu de travail. Ce vendeur en animalerie collabore avec les services vétérinaires du canton.

Dans les rues de Tavannes (BE), difficile de ne pas le remarquer. Alan Braichet se déplace rarement sans ses fidèles compagnons, deux aras et deux cacatoès aux couleurs flamboyantes, que ce vendeur en animalerie emmène chaque jour sur son lieu de travail. Le jeune homme possède aussi une vingtaine d’oiseaux exotiques dans son petit appartement, à Malleray (BE), où une pièce leur a été consacrée. «J’y ai mis des perchoirs et des jouets, car ils peuvent vite s’ennuyer. Je reste le plus de temps possible avec eux, car ils ont besoin d’interaction», explique celui qui les conduit chaque semaine en forêt ou à la campagne, pour se dégourdir les ailes. 

C’est à l’âge de 10 ans que ce Jurassien a pour la première fois recueilli un jeune pigeon abandonné. Depuis, cette passion ne l’a plus quitté. «Je suis particulièrement fasciné par la beauté et l’intelligence des perroquets», raconte-t-il. Du haut de ses 21 ans, Alan Braichet collabore avec les services vétérinaires du canton et accueille temporairement certains volatiles en attendant qu’ils trouvent un foyer. «Mais parfois, je craque et je les garde!» sourit-il.

Un garçon et ses aras
VOL LIBRE Environ trois fois par semaine, Alan Braichet emmène ses oiseaux dans la campagne, afin de les entraîner à revenir auprès de lui.
Un garçon et ses aras
TERRAIN DE JEU Il leur a réservé une pièce de vingt mètres carrés dans son appartement.
Un garçon et ses aras
OISEAUX TACTILES Les deux aras, «Nevada» (à dr.) et «Cali», sont très câlins.

Ara
DE L’ÉTRANGER «Olympe» est un inséparable roseicollis, espèce originaire d’Afrique. La plupart des volatiles du Jurassien sont issus d’élevages suisses et européens.
Un garçon et ses aras
NOURRITURE VARIÉE Ils mangent chaque jour des graines, et parfois des légumes, des fruits, des oeufs durs et du riz.

Lila Erard