Que faire face à un cheval qui se cabre ?

La cabrade fait partie des réactions de défense d’un cheval, qu’il soit monté ou à pied. Nul besoin de mentionner le caractère extrêmement dangereux d’un cheval qui cabre, d’où la nécessité pour le cavalier d’éviter, ou de maîtriser la cabrade. Qu’est-ce qui pousse un cheval à cabrer ? Et que faire face à un cheval qui se cabre ? Découvrez la réponse dans la suite !

Qu’est-ce qui pousse un cheval à se cabrer ?

Que ce soit la peur, l’excitation, la douleur ou l’incompréhension, plusieurs raisons peuvent pousser un cheval à se cabrer. Dans son essence, la cabrade est un geste défensif du cheval, d’une dangerosité extrême pour le cavalier. Lorsqu’il est stressé, qu’il ressent une douleur ou qu’il est en conflit avec son cavalier, un cheval en captivité peut réagir en se cabrant. Dans la nature par contre, la cabrade se fait généralement par jeu, parfois par défi. Examinons les raisons qui poussent un cheval à se cabrer en détail.

La peur et l’anxiété

En captivité, le cheval se cabre lorsqu’il a peur. Anxieux, il essaie de fuir la situation par une cabrade, reprenant sa stratégie de défense à l’état naturel. Souvent, quand un cheval monté a peur, il rechigne à l’idée d’avancer vers l’endroit qui l’inquiète. Frustré, la cavalier se montre impatient et tire sur la longe pour faire avancer sa monture, ne laissant aucun autre choix au cheval que la cabrade. Vous l’aurez donc compris, il ne faut surtout pas mettre la pression sur le cheval pour qu’il avance vers une zone s’il refuse de le faire en premier lieu.

Signifier une douleur

Si un cheval pouvait parler, en cas de douleur, il ne se cabrerait pas ! Le cabré ou la cabrade est donc un moyen pour le cheval de vous dire qu’il a mal : douleur physique, problème lié à la selle, action inadapté du cavalier…

Le conflit avec le cavalier

L’incompréhension des demandes du cavalier peut être à l’origine d’une cabrade du cheval. Lorsqu’il ne comprend pas les requêtes de son cavalier, ou que ce dernier communique mal avec lui, cela créera une situation conflictuelle à laquelle le cheval réagira en se cabrant.

L’excitation

Nous vous le disions, à l’état naturel, le cheval a tendance à se cabrer pour jouer. La cabrade est donc liée à son état émotif, et notamment à l’excitation, qui correspond à un trop plein d’émotions que l’animal n’arrive pas à contenir. Cet excès d’émotions est souvent observé chez les étalons et les jeunes chevaux. Par exemple, le cheval peut se cabrer lorsqu’il ressent l’ambiance excitante d’un concours, ou lorsqu’il est sur le chemin des paddocks. C’est aussi le cas d’un étalon qui rencontre d’autres chevaux, spécialement des juments qu’il ne connait pas.

Agir face à un cheval qui se cabre

Cheval qui se cabre

Commet agir face à un cheval qui se cabre ? Commençons par rappeler que la cabrade est très dangereuse pour le cavalier, mais aussi pour le cheval, qui risque alors de mal tomber et de se blesser. D’où l’importance d’apprendre à bien gérer la cabrade du cheval. La première règle à respecter est de ne pas tirer sur les rênes du cheval lorsqu’il se cabre, car cela va le déséquilibrer et le faire chuter. Il est très important de garder votre calme. Evidemment, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. La cabrade est assez impressionnante pour provoquer la panique du cavalier !

Malgré cela, faites de votre mieux pour garder vos jambes fixes et vous pencher en avant. En même temps, avancez vos deux mains des deux côtés de l’encolure pour justement éviter de tirer sur les rênes et provoquer ainsi la chute du cheval. Tout l’objet de cette manœuvre, outre le fait d’éviter de vous blesser en tombant du cheval, est d’amener ce dernier à reposer ses antérieurs au sol. Dès que l’animal redescend, prenez immédiatement les devants en lui faisant changer de direction pour qu’il n’ait pas le temps de tenter un autre cabré.

Comment réagir à une cabrade lente ?

Les cabrades lentes sont un peu plus faciles à maîtriser par le cavalier, car elles peuvent être avortées. Si un cheval décide de se cabrer mais qu’il s’y prend doucement, vous pouvez agir à temps pour lui apprendre qu’il ne faut pas y aller. Vos meilleurs atouts pour arrêter le cheval dans son élan sont la cravache et l’éperon, sans oublier la confiance en vous. Vous devez par ailleurs avoir une assiette solide, de sorte à bien maîtriser le cheval est éviter qu’il ne bondisse en hauteur ou en avant lorsqu’il ne peut se cabrer.

Que faire face à une cabrade violente ?

Lorsqu’il est en état d’angoisse ou de douleur extrêmes, le cheval se cabre généralement assez violemment et sans prévenir. Dans ce cas, le cavalier ne peut malheureusement pas grand-chose pour contrer le cabré. Vous l’aurez compris, ce type de situation est très dangereux pour le cavalier. La seule solution qui s’offre à vous est de tirer fort sur le côté de la tête du cheval. Une action certes risquée, car elle peut faire tomber l’animal et vous blesser. Mais il s’agit du seul recours disponible en cas de cabrade violente et brusque. En tout état de cause, quelle que soit l’issue de la cabrade (chute sur le côté du cheval ou redescente au sol), l’animal apprendra à ses dépens, et parfois aux vôtres, qu’il ne faut surtout pas recommencer à se cabrer.

Comment prévenir la cabrade du cheval ?

Si un cheval se cabre fréquemment, c’est qu’il a parfaitement conscience que sa stratégie de fuite fonctionne ! C’est notamment le cas lorsque le cavalier exerce une pression sur lui. Dans ce cas, l’animal se cabre, et le cavalier, pris de panique, relâche ses jambes et met ses mains en avant. Le cheval est alors libéré de toute pression et accède à sa zone de confort. Comment donc prévenir une cabrade ? Autrement dit, comment éviter que le cheval ne se cabre ? La réponse tient en un seul mot : l’éducation !

En effet, tout commence par l’éducation du cheval. Concrètement, il faut très tôt lui apprendre à céder si le cavalier exerce une pression sur son licol. Autre point important : l’éducation du cheval doit se faire de manière graduelle et progressive, dans une atmosphère détendue, sans pression. Dans pareille configuration, il y a peu de chances que l’animal en vienne à recourir à une solution aussi extrême que la cabrade.

Toutefois, lorsqu’un cheval est un habitué des cabrés, vous aurez toutes les peines du monde à lui faire abandonner ce vilain et dangereux défaut. Le seul recours restant est l’anticipation du moment auquel le cheval s’apprête à se cabrer. Une erreur courante à éviter à ce niveau est la provocation de l’affrontement avec le cheval qui se cabre. On peut comprendre la frustration du cavalier, qui peut le pousser à affronter le cheval pour lui faire comprendre son erreur, mais cela ne fera qu’intensifier les défenses de l’animal.

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