Outre leur aspect répugnant, ces redoutables acariens peuvent transmettre des maladies graves. Une prévention efficace permet cependant de réduire les risques. 

Il n’y a pas que le printemps qui soit de retour. Les tiques sont également sorties du bois, dès que les températures ont légèrement augmenté. Grimpant sur les végétaux pour attendre leurs hôtes, elles logent principalement là où la végétation est dense: hautes herbes, buissons ou haies. Lorsqu’un animal passe à proximité, la tique se laisse alors tomber sur lui, avant de se fixer à la peau. Le volume de sang prélevé par ces redoutables acariens pour se nourrir ne met pas en danger le chien. Mais il en va autrement des maladies qu’ils peuvent transmettre. Non traitées à temps, celles-ci peuvent se révéler mortelles. «Les symptômes sont souvent peu spécifiques – anorexie, apathie, fièvre – ce qui complique le diagnostic, observe la vétérinaire Isabelle Decker, de Vallorbe (VD). Seule une analyse sanguine peut confirmer la présence d’une des nombreuses maladies inoculées par les tiques.» Si des vaccins existent contre la piroplasmose et la borréliose, ils ne sont pas actifs contre les autres agents pathogènes présents en Suisse. Des mesures complémentaires s’imposent donc, d’autant plus que les cas sont en augmentation en Romandie. 

Choisir un produit adapté 

La méthode de prévention la plus efficace consiste en un traitement antiparasitaire, qui est également actif contre les puces, voire les phlébotomes. Il existe plusieurs modes d’administration: pipettes que l’on verse sur la nuque de l’animal, comprimés, colliers ou sprays. «Vu la diversité des produits disponibles, il est important de discuter avec son vétérinaire du traitement le plus adapté au mode de vie de son animal, à son lieu de résidence et à ses activités, souligne la doctoresse Isabelle Decker. La prévalence des tiques varie d’une région à l’autre.» 

En complément, le pelage de son chien devrait être contrôlé attentivement à chaque retour de balade. Moins longtemps une tique est fixée sur l’animal, plus faible est en effet le risque qu’elle inocule des agents pathogènes. Si l’une d’elles est repérée, pas de panique: des pinces spécifiques facilitent leur extraction. Lutter contre les tiques sur son chien est également important pour la santé des humains qui partagent son foyer. Certaines ne s’accrochent pas tout de suite, vagabondant sur le poil. Elles risquent alors de se fixer ultérieurement sur le propriétaire de l’animal, qui caresse son compagnon.


Un danger pour les chats aussi

Les tiques peuvent transmettre des maladies potentiellement mortelles aux chats. Borréliose, ehrlichiose et hémobartonellose féline provoquent fièvre, douleurs musculaires et articulaires. Comme aucun vaccin n’existe, la prévention avec un traitement antiparasitaire reste le meilleur moyen d’éviter que son compagnon ne déclare l’une de ces maladies.


Véronique Curchod