De retour d’une visite chez le vétérinaire, devoir administrer soi-même des médicaments à son chat ou son chien s’avère parfois un exercice délicat. Des astuces peuvent cependant faciliter la prise de comprimés. 

Que cela soit à la suite d’un ennui de santé ponctuel, dans le cadre d’une médication à long terme ou encore pour un traitement préventif, chiens et chats sont amenés à devoir avaler un certain nombre de comprimés tout au long de leur vie. Mais en fonction du caractère de l’animal, ainsi que de son aptitude ou non à coopérer, il n’est pas toujours simple de savoir comment s’y prendre. «Il est important de l’habituer à être manipulé dès son plus jeune âge, afin qu’il accepte ensuite plus facilement un traitement», conseille la vétérinaire Vannozza Gauthier, du Centre vétérinaire du Château, à Échallens (VD). Ouvrir régulièrement et en douceur sa gueule doit ainsi faire partie des gestes quotidiens à mettre en pratique. Le jour J, l’attitude du propriétaire est déterminante: ce dernier doit être calme et sûr de lui, en évitant les mouvements brusques, afin de rassurer son animal. Il est plus facile de s’y mettre à deux. L’un le tient fermement, en calant son dos contre lui, alors que l’autre se charge d’administrer le médicament. Il est important de bien ouvrir la gueule du chat ou du chien en renversant sa tête en arrière, avant de déposer la pilule au fond de la gorge. Attention, certains animaux, malins, recrachent le comprimé une fois qu’on a le dos tourné! De plus, mettre ses doigts entre les crocs de l’animal peut légitimement faire peur: un lance-pilule, disponible chez le vétérinaire, facilite cette opération. 

Des stratagèmes efficaces

Certains fabricants ont anticipé la problématique en enrobant les médicaments dans une substance appétissante. Mais pour ceux dont ce n’est pas le cas, il faudra ruser en les administrant avec la nourriture, s’il n’est pas envisageable de glisser les pilules directement au fond de la gorge de l’animal. Il est préférable de choisir avec soin l’aliment qu’on va utiliser pour y camoufler le comprimé. Si le poulet cuit est bien toléré, le jambon ou le fromage sont contre-indiqués, en particulier si le chien ou le chat souffre d’insuffisance rénale ou de diabète. Il pourrait aussi être tentant d’écraser le comprimé et de le mélanger à la nourriture. Mieux vaut cependant se renseigner auprès de son vétérinaire avant de procéder ainsi. «Car certains médicaments peuvent perdre une partie de leur efficacité, signale Vannozza Gauthier. D’autres seront ainsi plus amers, ce qui compliquera l’ingestion.»

Chat
OPTIONS POSSIBLES Il existe des solutions liquides pour certains médicaments – à administrer dans la gueule ou à mélanger à un aliment. Quelques traitements, notamment les vermifuges pour chats, sont aussi disponibles sous la forme de spot-on, à appliquer sur la nuque. Enfin, certains antibiotiques peuvent être administrés en injection retard par le vétérinaire.

Véronique Curchod