Comprendre pourquoi son compagnon souffre du mal des transports lors des déplacements en véhicule peut contribuer à résoudre ce problème. Les conseils d’une spécialiste.

Il n’est pas rare qu’un chien soit amené à être transporté en véhicule, que cela soit pour une balade à la montagne, un séjour pendant les vacances ou une visite chez le vétérinaire. Pourtant, si celui-ci souffre du mal des transports, le trajet peut rapidement virer au cauchemar. Ce trouble affecte nombre de canidés, plus de 15% d’entre eux étant concernés. «Il se manifeste de manières diverses, relève Delphine Maillefer, du cabinet vétérinaire des Terreaux, à Cossonay (VD). La nausée entraîne une salivation importante et des déglutitions à répétition. Parfois, celle-ci déclenche des vomissements. L’animal peut même déféquer ou uriner. Certains chiens aboient, halètent ou gémissent tout au long du trajet, alors que d’autres sont sujets à des tremblements, caractéristiques d’un stress intense.» 

Différentes causes peuvent être à l’origine du mal des transports. Les chiots sont plus touchés, car leur oreille interne, qui assure la gestion de l’équilibre, n’est pas encore entièrement développée. En particulier lors des virages, où la voiture tangue, un mal-être peut se déclencher. Dans ce cas, le problème se réglera en principe naturellement lorsque le chien aura grandi. L’anxiété liée au transport en lui-même est une autre cause possible. Elle peut être générée par une mauvaise expérience, la peur du bruit du moteur ou l’association du véhicule avec un événement désagréable. 

Un traitement adapté 

Il est important de déterminer si le mal des transports est dû à un désordre physiologique ou à un traumatisme, afin de cibler au mieux le traitement. «Certains médicaments agissent comme anti-nauséeux, alors que d’autres ont un effet calmant», explique la vétérinaire. Ils doivent être donnés au minimum une heure avant le départ, les effets durant jusqu’à douze heures. «S’il est préférable que l’estomac du chien ne soit pas complètement vide, il vaut néanmoins mieux éviter de donner un repas consistant à son animal juste avant le trajet», conseille Delphine Maillefer. Des solutions naturelles existent également, comme les fleurs de Bach ou les phéromones, qui peuvent agir de façon bénéfique sur le stress. Il est en outre évident qu’il faut adapter sa conduite, en évitant les accélérations et freinages brutaux. Il convient aussi de penser à aérer l’habitacle et à faire des pauses régulières.

Chien dans une voiture
DÈS SON PLUS JEUNE ÂGE Pour éviter la phobie de la voiture, il est important d’habituer progressivement le chiot au transport. Dans un premier temps, on l’installera dans un véhicule à l’arrêt, tout en le récompensant avec des friandises. Puis on laissera tourner le moteur, sans rouler. Enfin, on effectuera de courts trajets, toujours associés à une expérience agréable, comme une promenade ou une séance de jeu. Une caisse de transport adaptée facilite cet apprentissage.

Véronique Curchod