Tout au long de l’année, nous allons aborder les questions vétérinaires les plus fréquentes qui concernent tous les propriétaires d’animaux. Nous commençons cette série avec les parasites internes. 

Parfois microscopiques, parfois visibles à l’oeil nu, les parasites internes – ou vers – sont à prendre au sérieux. Ils peuvent en effet être un danger pour la santé de l’animal en provoquant des lésions des organes internes. De plus, le risque de transmission à l’homme ne doit pas être négligé. Les enfants sont particulièrement vulnérables, mettant parfois les doigts à la bouche après avoir caressé leur compagnon favori. «Beaucoup de propriétaires estiment que leur chien ou leur chat n’est pas concerné, note Caroline Saillen, vétérinaire à Riddes (VS). Mais tous les parasites internes ne sont pas forcément faciles à détecter. La seule façon de savoir si un animal est infesté est de faire analyser ses selles.» La contamination a lieu notamment via l’ingestion d’une proie ou d’herbe souillée par des déjections d’animaux infestés. Le risque est accru chez les chiens de chasse et les chats vivant à l’extérieur. Les symptômes, qui passent souvent inaperçus, varient en fonction de l’âge, de la santé et du degré d’infestation. Des selles molles, une perte de poids, de l’apathie, des vomissements ou de la toux sont autant de signes à prendre au sérieux. 

Traiter régulièrement 

Les risques de contamination étant très élevés, il est recommandé de traiter régulièrement son animal, sans forcément faire analyser ses selles. Il faut en outre savoir que le vermifuge agit ponctuellement, mais n’a pas de fonction préventive, contrairement aux antiparasitaires externes qui ont une action contre les puces et les tiques. Cela signifie que le chien est débarrassé des vers après l’administration du vermifuge, mais peut de nouveau être contaminé quelques jours plus tard. «De manière standard, on conseille donc de vermifuger les chats et les chiens adultes quatre fois par année, relève la vétérinaire valaisanne. Mais ce schéma doit être adapté à l’activité et à l’âge de l’animal, ainsi qu’aux personnes qui vivent avec lui. Une femme enceinte ou un homme âgé, par exemple, peuvent être contaminés plus facilement qu’un adulte en bonne santé.» Pour les jeunes animaux, une vermifugation mensuelle jusqu’à l’âge de 6 mois est indiquée. Et tous les animaux de la maison doivent être traités simultanément. Enfin, les puces étant de potentiels vecteurs du ténia, il est également conseillé d’éviter une infestation en utilisant régulièrement un antiparasitaire externe.

Chien chez le vétérinaire
Si leurs noms sont souvent imprononçables, pour simplifier, on distingue deux grandes catégories de vers: les ronds et les plats. Il est donc important de choisir un vermifuge à large spectre, qui agit contre toutes les espèces. Comprimés, pipettes à appliquer directement sur la peau, seringue buccale ou injection effectuée par le vétérinaire: plusieurs formes sont disponibles.

Véronique Curchod