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Actualités - Présentation de l' Association AtheMae-Cabot’ins

Présentation de l' Association AtheMae-Cabot’ins

Présentation de l' Association AtheMae-Cabot’ins

Chiens Chats Chevaux Rongeurs

Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous faire découvrir l'activité de "l'Association AtheMae-Cabot'ins" gérée par Bénédicte Apruzzese et Yves Delacrétaz.

Excellente lecture et n'hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires.


Nom: Association AtheMae-Cabot’ins
Slogan: « En chemins  avec les animaux… »
Fondateurs: Apruzzese Bénédicte et Delacrétaz Yves
Animaux concernés: Chiens, chats, lapins, cochons d’inde et autres rongeurs, équidés (poneys, cheval), poules et autres animaux de ferme
Année de création / lancement: mai 2009
Domaine d’activité: Médiation par l’animal, zoothérapie et découverte de La Nature

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? Quelles étaient vos motivations?

L’envie d’allier le rapport à l’humain à celui des animaux a toujours été une évidence et une envie pour Bénédicte Apruzzese. Depuis petite, d’origine citadine, elle apprécie les moments passés à la campagne au contact des animaux et la vie à la ferme, ou les activités dans La Nature. A la maison, elle a toujours vécu avec des chiens. Très vite, Bénédicte remarque que les animaux peuvent être des stimulateurs de la motivation. Au fil de son parcours professionnel, elle constate, à diverses reprises, l’impact positif de la relation aux animaux sur le comportement des enfants, et la richesse des ressources apportées par les activités extra-scolaires.  Dès lors, naît le désir de mettre sur pied des camps à thématique canine, pour offrir la possibilité aux enfants à la fois d’apprendre à mieux connaître le monde des chiens, mais également de gagner en autonomie, en confiance en eux, en maturité et en psychomotricité par le biais d’activités solidaires en groupe au contact « du meilleur ami de l’Homme ». Les résultats s’avèrent vite très positifs et les camps très plébiscités.

Bénédicte décide alors de faire des recherches, et de se former en vue de pouvoir appuyer sa pratique sur des bases théoriques, ainsi qu’en vue de diversifier les espèces animales de collaboration, avec le désir de créer une ferme socio-éducative. Le cheminement a ouvert la porte à l’idée de créer l’association. Puis c’est grâce à la rencontre avec Yves Delacrétaz (ingénieur diplômé de l’EPFL) que le projet a pu se concrétiser. Yves Delacrétaz est sensibilisé aux aspects de handicaps de par son parcours familial. Son parcours professionnel apporte un regard scientifique sur le projet associatif.

http://www.rts.ch/play/tv/ensemble/video/mjsr-mvmt--jeunesse-suisse-romande?id=1606629

Pouvez-vous nous indiquer les étapes les plus importantes de votre parcours? Avez-vous rencontré des difficultés?

Nos rapports d’activités: http://athemae.dyndns.org/publ

Nos statuts: http://http://athemae.dyndns.org/publ

Nous avons organisé les premiers camps de vacances pour enfants sur le thème des chiens à l’automne 2007 et à l’été-automne 2008. Les camps « Cabot’ins » étaient lancés.

Début 2009, Bénédicte Apruzzese a suivi sa formation en médiation par l’animal puis en mai de la même année, nous avons créé l’association, à Penthéréaz (Vaud). Notre mission principale est de mettre à disposition d’un large public, des activités de loisirs, d’éveil et des ateliers thérapeutiques grâce aux principes de la médiation par l’animal ou zoothérapie, et la découverte de La Nature au sens large. Nous développons un accueil à la ferme, et un concept d’ateliers dits AMIS pour Activités de Médiation Itinérantes et Solidaires qui nous permettent de déployer nos ressources au plus proche des besoins de nos participants. Dès notre démarrage, nous avons adhéré au réseau GLAJ-Vaud (Groupe de Liaison des Activités de Jeunesse) et Bénévolat-Vaud.

C’est également en 2009 que nous avons mis en place les premières activités au bénéfice des aînés en EMS et participants (adultes et enfants) en situation de handicap, ainsi qu’un programme de soutien scolaire auprès d’élèves du secteur primaire de l’enseignement spécialisé vaudois. C'est aussi l’année des premiers camps de vacances pour enfants sur le thème de La Nature ainsi que des lapins et rongeurs, en plus des thèmes chiens.

En 2010, l’Association est reconnue d’utilité publique et nous participons au projet MACIT (Mission d’Action CIToyenne) des services sociaux vaudois pour l’accueil de personnes en phase de réinsertion professionnelle. Cette même année, nous avions également signé un partenariat lié aux loisirs avec une ferme du Gros-de-Vaud pour des courses d’écoles et camps à la ferme sur la thématique des animaux. Mais, malgré une réponse très positive des participants, les difficultés d’entente avec les partenaires ont engendré une rupture de collaboration fin 2011.

Depuis 2010, la demande de prestations de la part des EMS et des institutions spécialisées est en hausse.

Dès 2011, nous avons mis en place un programme d’accompagnements socio-éducatifs auprès d’enfants en situation de handicap.

Malheureusement, en 2013, un gros incendie à Penthéréaz a entraîné la destruction de toute une partie de notre matériel et de nos installations.

En 2014, nous sommes reconnus comme place d’affectation au service civil (zivi). C’est cette même année que nous déménageons et établissons le siège de l’association en Glâne fribourgeoise, à La Neirigue, sur une ferme protégée en rénovation de 2013 à ce jour. Lors de ce déménagement, nous avons rencontré des difficultés juridiques liées à l’implantation d’un projet « hors zone à bâtir » sans être une activité agricole. Nous démarrons également les premières activités dans les EMS fribourgeois et nous adhérons au réseau Frisbee (pendant du Glaj-Vaud) et de Bénévolat-Fribourg.

En 2015, nous lançons le premier programme de médiation par l’animal en milieu carcéral. A la fin de cette même année, nos installations et animaux sont inspectés par le SAAV (service vétérinaire cantonal de Fribourg) et nous recevons notre validation de conformité début 2016.

En 2016, nous démarrons les premiers camps d’été à la ferme de La Neirigue. Cinq semaines de camps pour des enfants de 6 à 13 ans, une expérience qui se renouvelle en 2017.

Depuis le début de cette année, nous continuons les rénovations afin de créer un espace dortoir et une grande zone abritée pour les activités.

Chaque année, nous participons au festival des activités de jeunesse du Glaj-Vaud, et à l’édition Juvenalia de Frisbee. Nous participons aussi au speeddating du bénévolat ou à divers marchés locaux. En 2017, nous serons, entre autres, présents au salon des Juniors Days de Fribourg ET de Lausanne.

Notre plus grosse difficulté, depuis notre démarrage, hors mis le souci permanent de trouver des ressources financières pour faire vivre le projet, c’est le secteur du gardiennage animalier. Il nous a été compliqué de trouver la personne adéquate pour prendre en charge cet aspect important du fonctionnement quotidien de l’association. Nous avons vécu beaucoup de tumultes. En 2015, lorsque nous avions enfin trouvé la gardienne d’animaux/intendante de confiance pour assumer la responsabilité du secteur, notre répit n’a été que de courte durée. En effet, début 2016, notre gardienne ayant alors eu un grave accident, a été contrainte de quitter son poste du jour au lendemain. Courant 2016, la remplaçante de la gardienne s’est fracturé le poignet et nous n’avons, à ce jour, toujours pas trouvé de responsable de secteur. Les difficultés liées à cette situation ont considérablement épuisé les maigres ressources financières de l’association, qui ne vit que de dons et de la vente de prestations. L’association ne reçoit aucune subvention publique.

Les aspects financiers faisant partie des difficultés, la réalité vécue montre que les institutions, les EMS et les écoles sont demandeuses, que les activités proposées sont bénéfiques, mais que, malheureusement, les budgets institutionnels manquent pour financer la médiation animale. Sans l’aide de soutiens financiers extérieurs (donateurs privés, fondations donatrices ou subvention publique), l’activité, qui devrait être accessible à tous, peut s’avérer trop onéreuse pour certains budgets. Le travail avec les animaux induit des frais qu’il faut pouvoir couvrir par une ressource financière ou une autre.

Quelles sont vos principales activités quotidiennes ? En quoi consiste exactement votre métier?

La journée démarre toujours avec les impératifs liés aux animaux (nourrissage, soins, nettoyages, socialisation, entraînement). Il y a également le temps de préparation de ceux qui partent en activités itinérantes. Parfois, en matinée, nous partageons notre expérience avec des visiteurs de passage ou des enfants en camp à la ferme. L’après-midi est généralement consacré aux activités, qu’elles soient à la ferme ou en itinérance, auprès d’enfants, d’adultes, d’aînés et des participants avec ou sans handicap. En fin de journée, un temps est à nouveau consacré aux besoins des animaux, aux rangements et pour les débriefings du jour.

L’intendance de la ferme, l’entretien des lieux, les tâches aux champs etc. représentent aussi une part importante du travail. Les conditions météo amènent parfois leur lot de complications et surcharges quotidiennes.

La part administrative peut également être importante, que ce soit pour les évaluations de séances de médiation animale, l’élaboration de projets, le traitement des courriers et emails reçus, la comptabilité, les commandes, etc.

Selon les jours, nous avons également les achats, les visites aux institutions et autres clients, les temps de bilans autour des accompagnements spécifiques que nous menons et autres projets en cours etc.

C’est généralement en période dite « estivale » (de Pâques à fin octobre) que nous avons le plus de travail. En effet, en plus de nos interventions habituelles à l’année dans les institutions et dans les EMS, viennent se greffer les travaux aux champs, les camps de vacances, les courses d’écoles et autres activités de loisirs. Notre masse de travail suit le rythme des saisons.

Quelles sont les personnes qui vous contactent ? Pourquoi fait-on le plus souvent appel à vos services?

Nous recevons deux types de demandes : soit pour une démarche de loisirs, soit pour des accompagnements plus spécifiques avec des objectifs ciblés.

Pour les loisirs, nous collaborons beaucoup avec les EMS, le milieu scolaire, les garderies, les organismes de camps de vacances et les centres de loisirs. Nous recevons également des demandes de familles qui cherchent des activités à faire en commun, à vivre un weekend à la ferme ou qui souhaitent organiser des fêtes d’anniversaire.

Le milieu de l’événementiel nous contacte aussi régulièrement dans le cadre de soirées d’entreprises, de mariage et autres festivités. De telles demandes disposent généralement d’un budget adéquat. C’est donc, pour nous, l’occasion de mettre de l’argent de côté, afin de pouvoir offrir des prestations ou des rabais aux institutions n’ayant pas le budget, comme c’est si souvent le cas, par exemple, pour les EMS.

Les institutions spécialisées, quant à elles, nous contactent plus souvent pour des démarches spécifiques à vocation socio-éducative/thérapeutique que pour des activités de loisirs.

Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour exercer votre métier?

Il faut aimer le genre humain et le genre animalier. Il faut savoir se montrer entregent, sociable, spontané et patient. Il faut également savoir faire preuve d’empathie, de bienveillance, de dynamisme et d’enthousiasme. Une part de créativité et une part d’autorité naturelle et de leadership ne sont pas à négliger. Afin de pouvoir gérer toutes les situations, il faut savoir être à l’écoute, avoir un bon équilibre émotionnel, une grande résistance tant physique que au stress et savoir garder son calme. Il est également important de garder une constance dans son travail de tous les jours.

Quelles sont vos perspectives d’avenir?

Nous désirons développer le concept de ferme socio-éducative/pédagogique et les activités d’accueil sur le site, avec possibilité d’hébergement de vacances. Nous aimerions également accueillir et animer des ateliers parents-enfants, et proposer des accompagnements socio-éducatifs aux familles et enfants vivant des difficultés scolaires ou d’intégration sociale, c’est-à-dire une aide à la parentalité.

Nous avons à cœur de rendre accessible, la médiation par l’animal, au plus grand nombre par le biais d’activités dans les EMS et dans les institutions.

Nous cherchons également à obtenir une reconnaissance ASCA afin de permettre la prise en charge de certains de nos accompagnements par les assurances maladies complémentaires.

Avez-vous un conseil à donner aux personnes qui désireraient choisir la même voie que vous?

Il faut, avant tout, bien choisir son cursus de formation et ne pas oublier, qu’à ce jour, la zoothérapie n’est pas une discipline ni une profession officiellement reconnue. Il est indispensable de prévoir une activité professionnelle annexe, car vivre de la médiation animale est pour l’instant difficile.

Il est impératif de bien connaître les animaux avec lesquels on collabore, mais également les publics auprès desquels nous intervenons. Il faut avoir une vision et une approche globale dans un esprit de dynamique dite « Systémique ».

Il est impératif de bien connaître ses ressources et d’être conscient de ses limites, de ses connaissances, de ses compétences et de ses expériences selon le type de médiation animale que l’on souhaite pratiquer.

Il est grandement conseillé de prendre la mesure des différents aspects du métier, avant de se lancer, tant dans le rapport aux personnes que dans les soins des animaux et le travail en extérieur par tous les temps etc…

Il ne faut absolument jamais oublier qu’un animal n’est pas une machine, mais bien un être vivant, et que de ce fait, aucun planning ne peut être sûr à 100 %. C’est un aspect qui est parfois difficile à faire comprendre aux bénéficiaires.

Avez-vous un ou plusieurs éléments qui vous différencient de vos « concurrents »?

A notre connaissance, nous sommes l’association qui offre le plus de ressources en médiation par l’animal à un si large public au travers de démarches tant de loisirs que pour des objectifs socio-éducatifs. Nous sommes les premiers, en Suisse romande, à déployer autant d’activités itinérantes, comme par exemple sur les EMS et les institutions spécialisées, et à avoir mis en place un programme de médiation par l’animal à vocation socio-éducative en milieu carcéral.

Nous sommes les seuls à offrir une dynamique de loisirs selon une démarche et une exploration globale, une médiation par l’animal qui s’appuie sur les bases de la pédagogie Montessori adaptée ou encore de l’approche Snoezelen.

Auriez-vous une anecdote à nous partager en relation avec Association AtheMae-Cabot’ins?

Nous comptons toujours les animaux lorsque nous démarrons une animation, et nous les recomptons systématiquement à la fin. Un jour, à l’issue d’une activité en EMS, il manquait deux lapereaux. On compte, on recompte, on regarde et cherche partout, mais rien! pas la moindre moustache en vue! Une des participantes (+ de 80 ans), les avait pris, un dans chaque poche dans l’idée de les héberger dans sa chambre.

C’est là une anecdote parmi beaucoup d’autres.

Sur l’association, voici différents articles de presse ou journaux institutionnels internes.

http://www.athemae.ch/   

Catégorie: Présentations
Tags: Professionnels, Découverte, Associations, Actualité, Animaux, Portraits, Enfant, Personnes âgées, Personnes handicapées, Camps de vacances, Loisirs, Socio-éducatif, Médiation par l'animal
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